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L'oenotourisme en France, à la découverte du paysage viticole de l'Hexagone


La culture du vin trouve ses racines en France dès l’Antiquité, avec la colonisation grecque du rivage méditerranéen. Avec l’arrivée des Romains, l’Hexagone est devenu un pays de culture latine, dans laquelle le vin occupe une place importante. Voilà pourquoi, de nos jours, le patrimoine viticole français est si riche. Ainsi chaque année, des centaines de milliers de touristes pratiquent l’œnotourisme, qui consiste en la découverte des régions viticoles et des vins que celles-ci produisent. La définition de l’œnotourisme englobe un certain nombre d’activités, parmi lesquelles la dégustation de vins et la découverte des techniques vitivinicoles.
 

Les 10 routes des vins en France, au coeur du patrimoine viticole français


Il existe de nombreuses routes des vins en France du fait de la diversité géographique des zones de production viticole sur le territoire. En effet, mis à part le nord du pays et la Bretagne, la carte des vignobles couvre l’ensemble de l’Hexagone, ce qui offre une vraie richesse en matière touristique pour la découverte de ce patrimoine plus que millénaire.

La route des vins d’Alsace

L’œnotourisme en Alsace nous fait marcher sur les traces des Romains, qui y importèrent la vigne en occupant la région. La carte de la route des vins d’Alsace trace une ligne nord-sud qui s’étend de Marlenheim à Thann, avec localement une route des vins à Strasbourg et une route des vins à Colmar. Les villages les plus connus de la route des vins d’Alsace sont Riquewihr, Kaysersberg ou encore Eguisheim. L’AOP Alsace représente 70 % de la production, dont 90 % de blancs. L’AOP Crémant d’Alsace représente quant à elle un quart de la production locale. On trouve sept cépages parmi ces vins, les plus typiques étant le Gewurztraminer, le Riesling ou encore le Sylvaner.

Notre conseil : un séjour à Colmar et dans les vignobles alentour. Considérée comme la « capitale des vins d’Alsace », la ville constitue le cœur de la route des vins alsaciens, en plus d’être une magnifique ville à visiter.

La route des vins de Bourgogne

La route des vins de Bourgogne serpente à travers des domaines dont l’implantation remonte à l’époque romaine. Développé ensuite par les moines et les ducs de Bourgogne, ce vignoble sera l’un des premiers à se rallier au système des AOC, dès 1936. L’œnotourisme en Bourgogne se nourrit d’AOC fameuses qui ont fait la renommée internationale des vins locaux. Entre les 31 villes et villages recensés sur la route des vins à Dijon, également appelée « Route des Grands Crus », Chablis constitue le plus connu, avec ses blancs mondialement appréciés. De manière plus large, la Bourgogne affiche 84 AOC. Les cépages employés localement sont le pinot noir, le gamay, le césar et le tressot (vins rouges et rosés) et le chardonnay, l’aligoté, le melon de Bourgogne et le sacy (vins blancs).

Notre conseil : parcourir la voie cycliste des vignes, 23 kilomètres à effectuer en vélo entre Beaune et Santenay à travers de nombreux domaines.

La route des vins de Bordeaux

Le vignoble bordelais aurait vu le jour sous l’occupation romaine, pour faire concurrence aux vins du sud qui étaient alors vendus cher. L’occupation anglaise de l’Aquitaine pendant trois siècles au Moyen- Age favorisera la production viticole, très appréciée de l’autre côté de la Manche. Phylloxéra et surproduction mettront un moment en danger les vins de Bordeaux, néanmoins de nos jours la ville s’impose comme la capitale viticole mondiale. Les villages de Saint-Émilion et de Blaye sont sans conteste les plus connus de la route des vins de Bordeaux. L’AOC Bordeaux se décline selon les types de vins (rouge, rosé, clairet ou blanc) et les zones de production. Les cépages les plus utilisés localement sont le merlot, le cabernet sauvignon, le cabernet franc, le sauvignon, le sémillon et la muscadelle.

Notre conseil : se lancer sur la magnifique route des vins dans le Médoc, sur les bords de l’estuaire de la Gironde, après une session initiale d’œnotourisme à Bordeaux.  

La route des vins de Provence

L’histoire des vins de Provence commence dès la fondation de la cité phocéenne de Marseille par les Grecs, il y a 26 siècles de cela. Quatre siècles plus tard, les Romains organisent la Provincia Romana, qui deviendra la Provence. La culture de la vigne y est généralisée. Par la suite, la noblesse et le clergé veilleront au développement de la production viticole, faisant passer cette dernière dans la modernité. La route des vins de Provence permet d’avoir accès à un ensemble de 8 AOP, dont la plus fameuse reste l’AOP côtes de Provence. Les cépages les plus employés sont le syrah, la grenache, le cinsault et le tibouren pour les rouges et rosés, le rolle, l’ugni blanc, la clairette et le sémillon pour les blancs. Les villages de la région d’Aix-en-Provence sont notamment très prisés en matière de dégustation.

Notre conseil : s’organiser une route des vins entre mer et montagnes, avec notamment une visite du vignoble de Cassis et quelques nuits à l'hôtel à Marseille.

La route des vins des Côtes du Rhône

La route des vins des Côtes du Rhône s’étend sur une longue ligne géographique de Vienne au nord jusqu’à Avignon au sud. L’introduction de la vigne le long du Rhône fut consécutive à l’installation des Romains en Provence, et leur implantation ultérieure tout au long du Rhône. Dès les années 1930, les vignerons de la région adoptent le système des AOP, après la dure période du phylloxéra. Il en ressort l’AOP Côtes-du-Rhône, qui comporte de nombreuses déclinaisons locales, comme le célèbre Châteauneuf-du-Pape par exemple. Localement, les cépages dominants sont le grenache noir, le syrah, le mourvèdre, le grenache blanc, la clairette, le marsanne, la roussanne, le bourboulenc et le viognier. Le village de Châteauneuf-du-Pape, près d’Avignon, est un haut lieu de la route des vins locale.

Notre conseil : un séjour en Avignon, entre découverte du patrimoine architectural et œnotouristique de la région dans un cadre magnifique.

La route des vins du Beaujolais

Au nord-ouest de Lyon, sur la rive ouest du Rhône, le vignoble du Beaujolais semble bien petit face aux imposants vignoble bourguignon au nord et celui des Côtes-du-Rhône au sud. Longtemps resté dans l’ombre des vins de Bourgogne, les vins du Beaujolais obtiennent leur AOC en 1937, elle-même subdivisée en 10 appellations communales appelées « Crus du Beaujolais ». Pour les vins rouges produits en Beaujolais, le cépage gamay noir à jus blanc est le plus utilisé, tandis que le cépage chardonnay est celui prisé pour les vins blancs. En plein cœur du pays des Pierres Dorées, le village d’Oingt rayonne, notamment du fait de sa beauté, en plein cœur des vignes du Beaujolais. Une visite de Beaujeu, capitale historique du Beaujolais, s’impose également.

Notre conseil : parcourir la route des vins du Beaujolais pendant la période du Beaujolais nouveau, aux environs du troisième jeudi de novembre, lorsque les domaines ouvrent leurs portes aux visiteurs.

La route des vins de Loire

La plantation du vignoble de Loire remonte aux environs du 5e siècle de notre ère. Ensuite, les monastères, puis l’attrait des rois de France pour le Val de Loire contribueront à l’essor de la culture viticole localement. Malgré les conséquences terribles de la Révolution sur le vignoble, les vins de Loire obtiendront leur AOC en 1936. En tout, une cinquantaine d’AOC cohabitent au sein de ce vignoble, soit la plus grande diversité au monde. On y produit principalement du blanc, avec les cépages melon de Bourgogne, chenin blanc et sauvignon blanc en majorité. Longeant le fleuve d’Orléans jusqu’à Nantes, la route des vins de Loire traverse des localités viticoles de grande renommée comme Bourgueil, Chinon ou encore Saumur, hauts lieux de dégustation.

Notre conseil : profiter de la piste cyclable « la Loire à vélo », pour passer d’un domaine à un autre, dans la zone de votre choix.

La route des vins de Champagne

Comme partout ailleurs en France, la production viticole en Champagne fut développée tout d’abord par les Romains, puis grâce à l’action d’un clergé dynamique. Néanmoins, le champagne connut au 17e siècle une évolution singulière. L’élaboration de la recette de ce vin pétillant qui deviendrait le champagne est généralement attribuée à Dom Pérignon, moine à l’abbaye bénédictine d’Hautvillers. Le champagne brut fut ensuite créé en 1876 à la demande des Anglais, qui n’appréciaient guère le sec. Désormais, cette production est protégée sous l’AOC Champagne, mondialement connue. Le pinot noir (raisin noir), le meunier (raisin noir) et le chardonnay (raisin blanc) sont les cépages très majoritaires dans la production du Champagne. La petite ville d’Épernay constitue un cœur intéressant du tourisme lié à la production de ce vin, à proximité de Paris.

Notre conseil : s’offrir un week-end dégustation en amoureux, en serpentant à travers le vignoble au hasard des caves.

La route des vins de Corse

La production de vins en Corse débute dès l’Antiquité, sous l’impulsion des Grecs et des Romains. Par la suite, les conditions exceptionnelles dont bénéficie la Corse sont exploitées par les ordres religieux, qui intensifient la viticulture sur tout le pourtour de l’île. Avec l’arrivée du chemin de fer à Sète au début du 19e siècle, la production connaît un essor considérable, pouvant désormais être exportée vers le continent. L’AOC régionale Vins de Corse, subdivisée en des appellations locales, protège ces vins dont les principaux cépages sont le niellucciole, le sciacarello, le carcajolo noir, la malvoisie à gros grains, le vermentino et le carcajolo blanc. Porto-Vecchio et Figari constituent deux points d’importance du tourisme viticole en Corse.

Notre conseil : goûter aux différents vins dans le cadre d’un tour de l’île en voiture lors de votre séjour en Corse. De fait, les vignobles jalonnent toute l’île, au cœur de paysages à couper le souffle.

La route des vins du Jura

Les historiens font remonter les origines du vin jurassien dès les époques celtique et gauloise. Intégralement détruit par le phylloxéra à la fin du 19e siècle, le vignoble jurassien se rétablit peu à peu. En 1936, il obtient pas moins de 4 AOC : celles des vins d’Arbois, de Château-Chalon, de l’Étoile et Côtes-du-Jura. Les vins jurassiens sont issus de plusieurs cépages, principalement le poulsard ou ploussard (typiquement local), trousseau et pinot noir pour les vins rouges, chardonnay et savagnin pour les vins blancs. La route des vins du Jura s’étend sur 70 kilomètres de long depuis Salins-les-Bains jusqu’à la localité de Saint-Amour. La commune d’Arbois, distinguée par une AOC du même nom, est un centre majeur du tourisme du vin en Jura.

Notre conseil : arpenter la région du Revermont qui offre des paysages de coteaux, de vignes, de falaises calcaires, de grottes et de cascades de toute beauté. 

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